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... Au fil du temps
Mercredi 26 mars 2008.
Europe, partie nord-est, pour FSMMM
Ou la fin d'un long voyage. En effet, avec l'achèvement de cette feuille, c'en est fini pour le moment d'une table à dessin qui ressemblait de plus en plus à une galère. Comme quoi, un coup de colère contre le racket cartographique peut être lourd de conséquences, en temps et en prises de tête. Mais le jeu en valait la chandelle, car ce voyage européen, de plus d'un an, fut pour moi un émerveillement, une découverte, qui se renouvelaient jour après jour.
Cette dernière feuille se positionne au Nord de la précédente et se raccorde aussi, par l'Ouest, avec la carte "Europe Nord-Ouest": la boucle est ainsi bouclée. Elle s'étend de Berlin à Moscou, du Cap Nord à Prague. Ce sont les milliers de lacs de la Finlande et la Grande plaine d'Europe centrale.
Comme toutes mes oeuvrettes, cette petite dernière est à récupérer page Télécharger. Mais ne vous précipitez pas tout de suite: lisez la suite, vous verrez que les autres cartes d'Europe ont au passage été corrigées...
FSMap: payez pour mieux voir
Pendant le dessin de cette feuille, des évènements en relation avec mes cartes se sont produits: notamment la commercialisation d'un produit que je vous engage à découvrir sur le site d'Aerosoft (allez, un petit effort: faites chauffer Google...): FSMap. Ce produit me paraît très intéressant. C'est aussi bien une "moving map" (ce que fait FSMMM avec la tablette de vol) qu'une jauge à placer dans ses avions (ce que fait ma jauge JGL). Il fonctionne sous FS2002, FS2004 ou FSX, il installe des cartes calibrables (dont vous connaissez avec précision les coordonnées géographiques), ou déjà calibrées (provenant de FSMMM par exemple, donc mes cartes). Les manipulations sont soit automatiques (installation en quelques clics de la jauge dans sa collection d'avions) soit très simples (ajout des cartes dans la collection par défaut). Les cartes sont zoomables, orientables, déplaçables. Leur priorité peut être réglée. Outre la position de votre avion, le trafic AI est visible sur la carte. Des informations de vol sont également affichables, comme sur un appareil de navigation genre Garmin GMX 200...En somme, FSMap fait tout ce que je rêvais de faire et qui n'est pas à ma portée faute de savoir programmer. Il est en anglais ou en allemand, malheureusement sans version française. Ca donne envie d'acheter ce bijou: il vous en coûtera 40 euros...
Dernière minute: FSMap fait l'objet d'un sujet dans la revue Micro Simulateur, n°170 de mars 2008, pages 40-41: vous y trouverez les détails que je ne vous ai pas donnés ci-dessus.
Montez donc! Vous verrez des bugs...
Nous dirons "coquilles": l'achèvement du dessin des 4 feuilles composant l'Europe m'a enfin permis de faire un montage complet de la carte (qui a quasiment mis à genoux mon ordi pourtant puissant, jeune et fringant: pensez, la carte ouverte sous Photoshop avec tous ses calques pèse la broutille de 1,7 Go...). J'ai donc quitté la planche à dessin pour la table de montage sans changer de logiciel: c'est dire si Photoshop fait plein de choses! Les raccords ont montré quelques erreurs, manques ou imprécisions. Plus embêtant, une vérification détaillée mettait en évidence que les fréquences ILS de certaines pistes de Paris Charles-de-Gaulle étaient inversées. Et puis un Simmeur connu (ouaip: son pseudo, c'est comme "Pirate", mais muni d'une lettre de marque... il se reconnaîtra, et vous le reconnaîtrez), tenancier d'un célèbre site francophone, m'a fait remarquer que j'avais baptisé "Trafalgar" le détroit qui sépare l'Espagne du Maroc... Joli !... Il est le seul à m'avoir signalé cette erreur.... Tout ça pour dire que j'ai un peu relifté mes 4 feuilles et que de nouvelles versions mises à jour sont à votre disposition dans ma page Télécharger . Donc, à vos modems! Notez cependant que ces erreurs n'ont aucune influence sur la calibration des cartes ni sur leur affichage dans FSMMM, ni sur leur précision, et que vos anciennes cartes sont seulement un poil moins fignolées que les nouvelles. D'autres erreurs sont sans doute encore à découvrir: n'hésitez pas à me le faire savoir (vous connaissez la page Contact , n'est-ce pas?)
Le blues des fonds de carte
La table de montage, c'est aussi la possibilité de combiner les différents calques pour vous proposer des fonds de carte d'Europe tout prêts. Vous en trouverez 6 modèles à télécharger. A ce propos, je tiens à dire que les fonds de carte de France, parues depuis déjà un bon moment, ont suscité très peu de méls de votre part. C'est vrai que la production commerciale est très abondante. Mon "étude de marché", visant notamment les enseignants, était sans doute illusoire. Ou alors, la clientèle potentielle a vraiment des moyens que j'ai sous-estimés... Ou encore, ceux qui ont téléchargé ces fonds de carte n'ont pas jugé bon de m'envoyer un mél pour m'en parler, à la différence des Simmeurs, très communiquants. Comment ça, tu penses que ce n'est pas de la timidité? Tu penses que c'est de la flemme? Pire que ça? Ah bon?!... C'est gratuit, quand même!... Comment ça, ça fait trop longtemps qu'ils pillent en toute discrétion, y se rendent même plus compte?!... Là, t'y vas fort...Bon, je me fais du mal et ça ne change rien: tais-toi...
NB: Le 'tu" auquel je m'adresse est une sorte de double qui surgit sans prévenir quand je me pose des questions et qui me fait la conversation. Il paraît que je ne suis pas le seul à présenter ce trouble du comportement.
Traduire un site
Les Grenouilles ne parlent pas anglais, les Ricains nous le disent souvent... La réciproque est encore plus vraie: ceux-ci, bénéficiant de leur quasi hégémonie linguistique, font encore moins d'efforts que nous. Ce qui fait que nos sites francophones sont beaucoup moins lus que nous ne lisons les sites anglophones. Une récente mise en ligne pourrait bien ouvrir quelques fenêtres: GoogleTraduction, site à mettre dans vos favoris pour obtenir quasi instantanément une bonne traduction (oui: bonne... je n'ai pas dit irréprochable) d'un site dont vous ne comprenez pas la langue. Pour l'instant, on ne peut pas traduire les langues dans tous les sens (pensez au nombre de combinaisons possibles...), mais l'essentiel y est, et Google a dit qu'ils ajouteraient d'autres combinaisons. J'ai fait l'essai de traduire mon propre site en anglais: j'ai été agréablement surpris. Les Ricains n'ont donc plus d'excuses...
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Lundi 10 décembre 2007.
Europe, partie sud-est, pour FSMMM
Je vous disais précédemment avoir de gros problèmes avec mon ordi. Je pense en être sorti, j'espère pour quelques années, car cet engin familier, devenu poussif et capricieux, a été remplacé par son jeune frère, puissant, moderne et réactif. L'ordi est mort, vive l'ordi!... Ce qui signifie que j'ai enfin pu terminer la troisième partie de la carte d'Europe, à votre disposition dans la page Télécharger. Elle se positionne à l'Est de la deuxième carte dite "EurSW".
Je croyais que chaque partie serait plus facile à dessiner que la précédente: je sais désormais que c'est faux, et voici pourquoi. D'abord, ma motivation a nettement baissé, malgré vos nombreux encouragements: l'immensité donc la durée de ce "travail" y sont pour beaucoup. De plus, je dessine, toujours plus loin de l'Hexagone, des régions qui me sont inconnues (ça encore, ce serait plutôt excitant...) et dont les appellations géographiques me deviennent hermétiques, me posant de plus en plus de problèmes de francisation: je ne vous raconte pas ma perplexité devant mes premiers noms géographiques turcs (l'alphabet turc est notablement différent du nôtre...). Et j'ai aussi commencé à effleurer les toponymes russes, ce qui ne m'a pas paru beaucoup plus facile. D'où de longs délais d'interprétation, de vérification, de recoupement entre sources, que je n'avais pas connus pour mes premières cartes. Cela promet pour la quatrième et dernière partie de la carte d'Europe. Je flippe déjà pour les noms finlandais... finnois?!... Ah bon... Vous voyez, ça commence...
Enfin, la troisième est achevée, et vous remarquerez que j'ai abrégé en longitude la portée de cette carte à 41° Est, alors que mon idée initiale était de vous emmener jusqu'à 51° Est, pour que les quatre feuilles aient la même étendue. Pourtant, même raccourcie, cette carte vous emmènera déjà bien loin hors d'Europe. En fait, vous dépasserez vers l'Est les bords de la Méditerranée, pour pénétrer assez profondément dans les petits ou vastes pays qui l'entourent.
Encore une fois, cette feuille est dédiée à FSMMM, et n'est pas encore adaptée à ma jauge JGL, ce qui viendra plus tard...
JABNavig
...Encore que je me demande si ce sera bien utile, puisqu'un ami créateur (et autorité reconnue par nombre de ceux-ci dans le domaine francophone de MSFS...) utilise mes cartes dans un outil qu'il a ciselé pour notre plus grand contentement: il s'agit de Jacky Brouze, et de son JABNavig. Rendez-lui visite, et utilisez ses créations, vous m'en direz des nouvelles! Voici le lien de son site, mais Gratisim, la communauté dont nous faisons partie lui et moi, permet d'y accéder et figurait déjà dans ma page de liens.
Pourquoi se gêner ?
Les visites de mon site ont maintenant franchi le cap des 10 000, ce qui n'est pas mal pour des pages où il y a plus à lire qu'à regarder. Votre satisfaction ne se dément pas au fil de vos messages, ce qui m'encourage et me conforte dans ma démarche. En même temps, il y en a qui ne se sentent pas gênés: certains, sans doute emportés par leur élan et indifférents au fait qu'on puisse être en même temps auteur de freewares et aussi susceptible que tout un chacun, se sont laissés aller à me demander carrément de leur céder mes images/calques pour leur usage personnel. Qu'ils ne s'étonnent donc pas que je ne leur aie même pas répondu: à mon tour, je ne vois pas pourquoi je me gênerais. Je ne suis d'ailleurs pas sûr qu'ils auraient compris une quelconque réponse de ma part... Ils se comptent sur les doigts d'une seule main, fort heureusement. Merci à tous les autres de leur visite désintéressée.
Bref, globalement, la vie est belle, et je me sens d'attaque pour mettre la dernière carte d'Europe sur la planche à dessin. A bientôt.
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Jeudi 31 mai 2007.
Europe, partie sud-ouest, pour FSMMM
Achèvement de la deuxième partie de la carte d'Europe, sur laquelle vous allez vous ruer dans la page Télécharger. A vous l'Hexagone, les Alpes, l'Espagne, les Baléares, la Corse, les Canaries, Madère, un bout d'Italie, et le Grand Sud. Allez-y en Mirage... (Le Grand Sud?...Mirage?... Ca y est? Je vous ai connu plus éveillé... C'est relou? Trop tard...)
Achèvement, c'est le mot: ça m'a achevé!... Car le dessin de l'oeuvrette a été perturbé et très retardé par un plantage système de mon ordinateur, dont j'émerge à peine: au jour d'aujourd'hui, FS2004 n'est pas encore réinstallé, c'est dire si ce fut la panique. Pourtant, je ne me plains pas car ma machine a 6 ans et je réinstallais Windows pour la première fois: ce genre de problème devenait donc statistiquement de plus en plus probable. Ca me rappelle l'évidence assénée par le pessimiste: "Chaque jour, je me dis que je n'ai jamais été aussi près de ma mort...", ce qui revient à dire que la tendance inéluctable est quand même à la panne.
Je disais donc: cette carte "EurSW" prolonge vers le sud la précédente, avec un recouvrement de 1° en latitude: c'est-à-dire de 27° à 50° nord, dans les mêmes limites en longitude (de 25° ouest à 14° est). Comme la précédente également, elle est au format "jpg", donc seulement utilisable dans FSMMM. Vous n'avez pas débordé d'enthousiasme pour qu'elle intègre ma jauge JGL, donc je remets à plus tard une adaptation pour JGL, quand j'aurai terminé les 4 parties pour FSMMMM... Car vos méls d'appréciation ont continué à me parvenir nombreux et cordiaux, m'encourageant à poursuivre.
Les nouveautés de cette carte concernent des appellations qui n'étaient pas apparues précédemment, c'est-à-dire les noms que les atlas utilisent en pays étrangers pour l'hydrographie et le relief. A chaque fois, j'ai préféré les noms français, sauf lorsque les appellations étrangères nous sont familières. Par exemple, un "barrage" se dit "embalse..." en espagnol: c'est "Bge..." sur ma carte. Toujours en espagnol, "montagne" se dit "sierra", que j'abrège en "S....", ou que je traduis en "Mgne...". Mais je trouve que "Sierra Nevada" nous est familier, donc j'ai conservé ce nom. J'ai aussi découvert que nos atlas indiquent "Charente","Seine", et non pas "Rivière Charente","Fleuve Seine", alors qu'ils indiquent "Rio Guadiana", "Oued Moulouya": j'ai donc simplifié en "Guadiana" et "Moulouya". Trois abréviations nouvelles ont fait leur apparition en Afrique du nord: "S..." pour "Sebkha" et "Ch..." pour "Chott" en hydrographie, "Dj..." pour "Djebel..." en orographie. Quant aux noms de villes, les atlas ou les cartes papier les francisent tant bien que mal. Quelquefois très mal ou pas du tout... J'ai pris le parti de franciser au maximum. Je prévois déjà quelques gags quand je vais dessiner la Grèce et les pays slaves: j'aviserai à ce moment-là, et je vous en causerai...
Pour ne plus se mélanger les pistes
Changement cosmétique apparu sur cette carte: dans certaines grandes agglomérations, les axes d'approche de plusieurs aéroports ont tendance à se mélanger. Dans ces cas (rares: Paris, Rome,...) j'ai différencié ces aéroports voisins en alternant un rouge vif avec le magenta habituel. Cette couleur n'a aucune autre signification particulière.
L'image ci-contre montre l'exemple de Rome. Dans ses environs, il y a 3 aéroports: les 2 aéroports civils (LIRF-Fiumicino et LIRA-Ciampino), et l'aérodrome militaire (LIRE-Pratica di Mare) qui se mélangent un peu les axes d'approche. LIRF, toutes ses pistes et toutes ses fréquences, sont en rouge, et se distinguent bien de LIRA et LIRE, évitant une confusion qui aurait les plus fâcheuses conséquences en phase d'atterrissage, si toutefois vous vous êtes bien sorti de la phase d'approche.
JGL modifié Philippe
Parmi les méls reçus ces temps-ci, je tiens à signaler ceux que m'a adressés Philippe (comment, Philippe qui?... il se reconnaîtra: c'est bien, non?). Cet aficionado (Oooolè!...) avait des états d'âme sur la compatibilité du figuratif (= avion+ aiguille-guide) de ma jauge JGL avec FS2002. Il a donc retroussé les manches et dessiné un nouveau collimateur invocable par ma jauge. Il a une aiguille-guide graduée en miles nautiques alternés gris et bleu (vous ne voulez pas une colonne de mercure en plus?...), et deux cercles concentriques à 5 et 10 NM autour de l'avion. Cette jauge "JGL modifiée Philippe" (celui-ci met gracieusement son travail à la disposition de tous...) est intéressante pour ceux qui ont la nostalgie d'une présentation "à la radar". Elle est à télécharger sur la page ad-hoc, sous le nom "FrJGLmodPh.zip", comme alternative à la mienne. Vous l'installerez selon la même procédure que JGL standard. Elle a la bi-compatibilité FS2002/FS2004 !
Mais... car il y a un mais, modeste cependant. Pour les puristes, ces cercles n'indiquent que des portées approximatives. De même que l'aiguille-guide est longue d'environ 10 NM. J'avais prévenu de cette approximation quelque part dans mes pages: elle résulte immmanquablement de la projection cartographique et/ou de la latitude. Dans un mode de projection non conforme (cas de mes cartes), les cercles ne sont des cercles que près des points ou lignes de référence: ils se déforment en ellipses de plus en plus allongées à mesure qu'ils s'en s'éloignent. De même pour l'aiguille-guide, dont la portée varie selon la latitude, et de plus selon le cap suivi. Je conçois que cette question contrarie notre souci de précision: c'est pourquoi je me suis contenté, dans ma jauge, d'avoir une aiguille-guide non étalonnée et d'une portée approximative de 10 NM (et encore sous nos latitudes...). Mais je conçois aussi que Philippe ait eu envie de réaliser un collimateur, certes imprécis par nature, mais esthétiquement réussi. Qu'il en soit remercié.
Ah! Autre chose, plus embêtante: les cercles de distance de cette jauge modifiée n'ont les portées indiquées, aux restrictions près exposées ci-dessus, que pour mes cartes de France: ils n'auront pas les mêmes portées avec des cartes à échelle différente.
Les curieux qui voudraient devenir savants sur les systèmes de projection, et les déformations qu'ils engendrent, lieront avec profit ce rapport, publié en 2000 sur son site par Thierry Hatt, professeur agrégé de géopgraphie.
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Mardi 27 février 2007. Voici terminée la première des 4 cartes couvrant l'Europe: il s'agit de la feuille Nord-ouest, dite "EurNW". Elle a la portée suivante: de 49 à 72° nord en latitude, de 25° ouest à 14° est en longitude. Vous constatez qu'elle excède au nord-ouest les limites orthodoxes de l'Europe. Elle est disponible sur la page Télécharger. Elle est pour l'instant seulement disponible pour emploi dans FSMMM (à moins que vos méls m'incitent à l'adapter pour ma jauge JGL qui risque alors de devenir très lourde). Je n'ai pas non plus réalisé de fonds de carte: je vous réserve ça pour l'Europe entière, une fois les 4 feuilles terminées. Encore qu'aucun de vos nombreux méls n'ait montré le moindre intérêt spécifique pour les fonds de carte: soit vous cultivez une discrétion déconcertante, soit je n'ai que des simmeurs comme visiteurs. Dont je dois vous dire que je suis particulièrement content, puisque mon site a reçu plus de 2800 visites en 6 semaines, et un nombre conséquent d'encouragements par mél. Pour une oeuvrette au look inhabituel, rébarbatif diront ceux qui préfèrent regarder que lire, c'est objectivement un beau score. Merci!
Cette première carte d'Europe présente quelques différences avec les cartes de France:
La définition est à peu près 5 fois plus faible: 1 degré de longitude est couvert par 140 pixels au lieu de 700 (donc exactement 5 fois moins), 1 degré de latitude par 210 pixels au lieu de 1000 (donc 4,76.. fois moins). Ce qui donne une définition de 529 mètres par pixel au lieu de 111 mètres. Comme vous le constaterez, la visibilité, notamment du relief, reste cependant très bonne. L'espace pour dessiner étant plus restreint, j'ai fait figurer les seules pistes d'aérodromes de plus de 6000 pieds. Avant d'en arriver là, plusieurs essais m'ont convaincu de me limiter ainsi, faute de rendre la carte beaucoup trop encombrée par endroits. Cela ne m'a pas paru gênant, cette carte étant typique des vols internationaux, ou régionaux à l'intérieur d'un pays, donc réservée au moins à des courts ou moyens courriers plutôt qu'à des avions de clubs ou d'affaires: ça tombe bien, car il leur faut quelques milliers de pieds devant le train pour décoller...
Les pistes ne sont plus représentées à l'échelle de la carte. Elles ont toutes le même symbole qui les rend immédiatement visibles. Pour peu que votre avion se présente en bout de figuratif et dans l'axe, vous êtes assuré de disposer de 10 nautiques devant le nez pour vous poser correctement. Les codes ICAO des aérodromes sont suivis de leur élévation en pieds. Ce texte est encore en magenta pour les aérodromes civils, il est désormais en bleu pour les aérodromes militaires. Les fréquences ILS sont placées au bout des figuratifs des pistes, dans leur axe s'il n'y a qu'une piste, à gauche ou à droite de l'axe s'il y a 1 piste L et 1 piste R. Quelquefois, l'encombrement graphique a obligé à des contorsions... Le dessin des routes est limité aux très grands axes: autoroutes notamment. Le tracé est en blanc, garantissant une discrimination suffisante par rapport à n'importe quel graphisme ou texte. Plus question d'apercevoir par le hublot "le petit village où, tu sais, j'ai passé toutes mes vacances chez mon Papet" (oeil larmoyant de rigueur...). On est ici limité aux agglomérations principales (et quelquefois, elles se bousculent tellement, en Allemagne et aux Pays-Bas par exemple, que j'ai dû en sacrifier...). Comme vous n'êtes pas du coin, je sais que vous ne m'en voudrez pas, et les autres sont trop loin pour me nuire véritablement... La déformation due au système de projection, qui reste équirectangulaire, devient très visible: voyez l'Islande, qui est frappée d'obésité! Mais ça ne gêne en rien le positionnement de l'avion dans FSMMMM, et le calibrage est toujours aussi précis. Pour les curieux, sachez que le dessin s'élabore désormais sur 10 calques au lieu d'une trentaine (il paraît que la tendance à la simplification est un signe de maturité...). Chacun d'eux regroupe bien sûr tout un tas d'éléments de types différents très proches les uns des autres: j'ai dû faire très-très attention, résister stoïquement aux miaulements du chat et aux tremblements qui gagnent inexorablement tout individu devenant vieillard, et avoir le lasso et la gomme particulièrement intelligents et légers...J'ai comme précédemment eu recours aux données SRTM3 version 2 de la NASA pour le relief (disponibles jusqu'à 60° nord, précises à 90 mètres: au-delà, vous vous contenterez des données GTOPO30 à la précision de 900 mètres par pixels...). Pour les données géographiques, mes sources habituelles n'ont cette fois pas suffi: jai massivement utilisé l'Atlas de Microsoft (édition 2001).
Cette carte inaugure une série européenne plutôt destinée à se localiser dans des vols en gros n'avion, dans des lieux moins détaillés que notre Hexagone bien-aimé, et moins connus des Gaulois de base dont je fais partie. La portée étant très lointaine, je crois que son utilisation dans FSMMM est ici plus adaptée que dans JGL, car cette application offre une fonction zoom/dézoom quasiment indispensable pour les longs trajets.
L'emploi de ce genre de carte avec FS2004 vous orientera sans doute, pour apprécier le relief, vers des "meshes" européens en LOD9, donc plus fins que celui affiché par défaut. Si vous n'en possédez pas, une visite sur Avsim ou équivalent s'impose...
Bons vols! La suite chauffe sur la planche à dessin...
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Dimanche 14 janvier 2007 à 12h24. Réparation de l'archive FrJGL.zip (upload incomplet, pour une raison que j'ignore...) de la page Télécharger. Les enthousiastes qui ont récupéré l'archive avant cette date/heure ont dû être déçus que ma jauge GéoLibre ne fonctionne pas! Qu'ils veuillent bien m'excuser et la retélécharger.
Samedi 13 janvier 2007. Bonne année à toutes et à tous. Mise en ligne de ce site.
Novembre 2006. Mise en chantier de ce site. En même temps, création de fonds de carte "France entière" à usage pédagogique ou simplement domestique... Il n'y a pas de raison de ne penser qu'à FS2004. D'autant qu'il a maintenant un petit frère: FSX est enfin commercialisé, après un an d'annonces sibyllines et forcément époustouflantes. Dommage que le bébé, très prometteur, soit un tantinet prématuré: ce qui permet de le faire tourner est à peine disponible sur le marché...
Octobre 2006. Un créateur de graticiels teste la possibilité d'afficher mes cartes dans une fenêtre de Windows sous MSFS. L'avant-projet est concluant: l'affichage combine les avantages du format des cartes dans FSMMM (compressé au lieu de .bmp) et d'une liberté totale de dimensionnement de la fenêtre, en même temps que des capacités de zoom, et bien d'autres à venir, que ne possède pas ma jauge GéoLibre.
Mai 2005-Septembre 2006. Dessin et mise en ligne de 3 versions des cartes GéoLibre couvrant la France:
Version 3. En 3 mois, réfection de toutes les cartes sur un relief polychrome plus esthétique. Un assemblage général est fait, alors qu'il n'y avait eu que des assemblages partiels: ceci permet un ajustage absolu des cartes entre elles. Un redécoupage aboutit à 11 cartes au lieu de 12. Elles sont affichables dans une jauge GéoLibre écrite en XML, qui peut s'implanter dans n'importe quel avion de MSFS2004, dont il faut modifier le code du fichier "panel.cfg". Cette jauge fonctionne sans FSUIPC. Je livre une notice décrivant mon travail sur les cartes et sur la conception de la jauge. Certains pratiquants du simulateur sont rebutés par la procédure d'installation. On peut cependant les afficher avec FSMMM à condition de convertir les fichiers en format compressé et de les calibrer. Version 2. Reprise des 2 premières cartes sur relief polychrome. Puis toute la France, débordant un peu en pays limitrophes, est couverte en 12 cartes, à raison d'une chaque mois. FSMMM cesse d'être maintenu, et son auteur n'est plus joignable. Des inventifs utilisent mes cartes dans un GPS, les trouvant suffisamment précises. Version 1. Dessin d'une carte de la Corse, que le site Virtual Cors'Air se propose d'emblée d'héberger et de diffuser. Puis dessin d'une carte de la région PACA. Le fond de relief est monochrome. L'affichage se fait dans la tablette de vol de FSMMM (FlightSim Manager Moving Map) de Rana Hossain, graticiel anglo-saxon de montage et de calibrage de cartes en format bitmap compressé. FSUIPC de Pete Dowson doit être installé préalalblement car FSMMMM montre le trafic AI autour de l'avion. Une charte graphique qui conviendra à l'ensemble des cartes à paraître est mise au point. Un travail de titan commence, dont j'entrevois l'ampleur... Les visiteurs du forum de FranceSim m'expriment un soutien qui ne se démentira pas.
Mars 2005. La colère est quelquefois bonne conseillère.
Les cartes GéoLibre sont le fruit d'un accès de colère. Début 2005, je découvre un utilitaire gratuit qui affiche une carte mobile dans un simulateur de vol. Il nécessite l'installation de cartes, de n'importe quel type, pourvu qu'elles soient calibrées dans l'utilitaire. Après quelques recherches, je suis fâché de constater que tous les produits cartographiques élaborés en France et représentant la France sont non seulement payants, mais le plus souvent très onéreux!
Ce n'est pas le cas dans tous les pays: en France, on fait payer cher des produits qui devraient être plus accessibles. C'était inévitable si l'on considère que les produits cartographiques se situent chez nous à la croisée de trois activités éminemment commerciales: les sciences appliquées à haute technologie (jusqu'aux satellites), les arts graphiques, et les métiers de l'édition. Inévitable aussi car les cartes ont toujours été des produits stratégiques, fabriqués il n'y a pas si longtemps par des militaires. Mais c'est injuste, parce que l'accès à ces données hautement éducatives devrait dans l'idéal être gratuit. Encore plus injuste depuis Internet et la dématérialisation.
Me mettre en colère ne servira à rien si je ne fais pas moi-même quelque chose. C'est pourquoi je réfléchis à la possibilité de dessiner les cartes qui me manquent et de les rendre librement accessibles. Les ressources d'Internet et quelques logiciels grand public vont me permettre de mettre au point, seul, un produit jusqu'alors réalisable par une équipe pluridisciplinaire. A ce moment, je ne sais pas encore dans quoi je m'embarque. Ce que j'entreprends ne sera sans doute qu'une goutte d'eau dans l'océan de la cartographie, me coûtera plus d'un an de travail, mais me rapportera de très nombreux remerciements.
Les représentations géographiques devraient être plus accessibles ou gratuites car elles décrivent une réalité directement observable. En effet, à la différence des produits de l'industrie ou des oeuvres d'art, il n'y a pas ici de transformation d'objets, ni d'invention à proprement parler: le travail cartographique est certes complexe, mais réductible à l'observation, au recueil de données objectives, à leur symbolisation graphique, à des choix esthétiques, et à l'application d'un système de projection. Même sophistiquée, très élaborée et précise, une carte reste, car c'est sa fonction, la description de la surface de notre planète telle qu'elle est accessible au regard. Elle ne peut avoir de prix que parce qu'elle met en évidence, en les ordonnant sous la forme de repères et de symboles (c'est là le fait essentiel), ce que nos yeux embrassent d'instinct et reconnaissent comme structures avec un peu d'entraînement. Plus exactement, ce sont le recueil et le maintien de ce nombre extraordinaire d'observations, de relevés et d'informations, puis leur édition, qui coûtent cher. Pour autant, une carte doit-elle avoir un tel prix? Dans les temps modernes, les travaux cartographiques ont cessé d'être le fait d'individus pour devenir le domaine d'équipes de spécialistes organisées en services, instituts ou agences. Les cartes ont depuis longtemps perdu leurs enluminures mais n'ont jamais cessé d'être esthétiques: car une carte peut être très belle. Mais désormais, la technologie disponible, notamment Internet, bouleverse l'ordre des choses, et rend à l'individu une puissance qu'il ne détenait plus: cette mise à la portée du plus grand nombre s'appelle désormais Géoportail, après NASA World Wind et Google Earth. Le contenu cartographique français restera-t-il payant face aux mastodontes américains qui poussent à la gratuité, et qui puisent aux sources (la NASA essentiellement) d'un vrai service public gratuit? Gageons que le mouvement entamé ailleurs s'étende rapidement chez nous.
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